09.02.2011
Tendre Ete de Joseph Joffo
Résumé: Alexandra a quinze ans. L'âge où l'on rêve encore d'être châtelaine, l'âge où l'on pense déjà à l'amour. Lors de grandes vacances en pays de Loire, en compagnie de Jean-Pierre, un adolescent sauvage et tendre, elle découvre la nature, la forêt, mais aussi l'aveuglement des adultes. Alexandra n'oubliera jamais ce tendre été.

J'ai vraiment bien apprécié cette lecture. C'est vrai qu'il y a très peu d'action mais on s'attache vite aux personnages car ils nous rapelle notre jeunesse et nos envies de découvertes. De plus, les descriptions de Joseph Joffo donne particulièrement envie d'être en vacances dans un endroit paisible. On est replongé dans le monde de Marcel Pagnol et la nostalgie du Sud peut très vite nous prendre. La fin est un peu triste car elle marque le fin de l'enfance et le début de la vie adulte et des déceptions. C'est le premer livre de Joseph Joffo que je lis et après cette lecture, je suis tentée d'ajouter Un sac de billes à la liste de mes prochaines lectures.
Lu dans le cadre du challenge ABC

20:36 Publié dans Challenge 2011, Littérature pour adolescents, Roman de formation | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
30.01.2011
Les monologues du vagin d'Eve Ensler
Quatrième de couverture: J'ai parlé à des femmes vieilles, jeunes, mariées, célibataires, lesbiennes, à des professeurs, des actrices, des femmes d'affaires, des prostituées, des noires, hispaniques, asiatiques. indiennes, blanches, juives. Au début, les femmes hésitaient à parler. Mais une fois qu'elles étaient parties, ou ne pouvait plus les arrêter...

J'ai réellement apprécié ce livre. Eve Ensler n'hésite pas à parler d'un sujet tabou d'un manière facile et non vulgaire. Les histoires racontées sont émouvantes. Les chiffres sur les femmes violées et battues font froid dans le dos et donnent à réfléchir. Toutes les questions de l'auteur sont pertinentes et donnent à réfléchir sur son propre corps et les réponses des lectrices font parfois sourire. J'ai particulièrement aimé les réponses à la question "Si votre vagion était habillé, que porterait-il?"
Lu dans la cadre du challenge ABC

20:34 Publié dans Challenge 2011, Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
On ne badine pas avec l'amour, Alfred de Musset
L'histoire: Perdican revient chez son père après avoir fini ses études. Son père a décidé de le marier à sa cousine, Camille, qui revient du couvent. Celle-ci manifeste dès le début son refus face à cette union car elle veut dédier sa vie à Dieu. Perdican, pour la séduire, décide de s'intéresser à la soeur de lait de Camille, Rosaline. Malheureusement, comme le dit le proverbe, on ne badine pas avec l'amour.

J'ai été totalement époustouflée par la fin de cette pièce. Je pensais que cette pièce était une comédie mais loin de là. On ne pense jamais assez que tous nos actes ont des conséquences. Perdican ne pensait pas qu'en séduisant Rosaline, il la mènerait à sa perte. Pourtant, qui n'a jamais fait comme lu? Qui n'a jamais séduit quelqu'un pour rendre une autre jalouse? Cependant, je ne comprends pas Camille. Elle change d'un moment à l'autre d'humeur et d'opinion. Les siècles qui nous séparent expliquent peut-être cette incompréhension.
Extrait: Tous les hommes sont menteurs, inconstants, faux, bavards, hypocrites, orgueilleux et lâches, méprisables et sensuels; toutes les femmes sont perfides, artificieuses, vaniteuses, curieuses et dépravées; le monde n'est qu'un égoût sans fond où les phoques les plus informes rampent et se tordent sur des montagnes de fange; mais il y a au monde une chose sainte et sublime, c'est l'union de deux de ces êtres si imparfaits et si affreux. On est souvent trompé en amour, souvent blessé et souvent malheureux; mais on aime, et quand on est sur le bord de sa tombe, on se retourne pour regarder en arrière et on se dit: "J'ai souffert souvent, je me suis trompe quelquefois; mais j'ai aimé. C'est moi qui ai vécu, et non pas un être factice créé par mon orgueil et mon ennui."
Lu dans le cadre du challenge nécrophile

20:07 Publié dans Challenge 2011, Classiques, Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note